Les Archétypes
d'investisseurs relationnels
Découvrez la logique émotionnelle avec laquelle vous investissez dans vos relations professionnelles
Cette approche des profils d'« investisseurs relationnels » s'est imposée au fil de mes recherches sur la mesure des compatibilités professionnelles, en partant d'un constat simple : au travail, la qualité du lien se construit (ou se fragilise) à travers des interactions émotionnelles répétées.
Elle s'articule autour d'une idée centrale :
Une relation n'est jamais un simple décor, c'est une transaction permanente. Et il n'y a aucun jugement de valeur sur ce point. C'est une économie relationnelle qui finalement attribue de la valeur à chacun des protagonistes !
On s'échange du temps, de l'attention, de la loyauté, du respect, des concessions, des informations, des silences. Et ce qui rend ces échanges possibles ou impossibles ce n'est pas d'abord l'intelligence ou la compétence :
« C'est l'émotion, car la relation, c'est une transaction et la monnaie de la relation, ce sont nos émotions… »
Chaque interaction crédite ou débite le compte : confiance, sécurité, reconnaissance, injustice, frustration, dette émotionnelle.
Le problème, c'est que la majorité des personnes « font » de la relation sans savoir quel modèle d'investissement ils appliquent, ni quel coût invisible ils produisent à moyen terme.
L'enjeu de ce modèle est donc de proposer une prise de conscience structurée : mettre à jour la logique émotionnelle avec laquelle une personne investit (ou n'investit pas) dans ses liens.
Parce que derrière les conflits, les malentendus, les relations épuisantes, il y a souvent un choc de styles d'investissement.
Les 12 archétypes
Chaque archétype représente une stratégie d'économie émotionnelle unique
Le Stratège
Cherche du rendement relationnel et du cadrage
Le Naïf généreux
Surinvestit et parfois s'épuise
L'Économe
Réduit le risque émotionnel au risque parfois de se montrer froid
Le Diversificateur
Répartit ses investissements sur plusieurs relations pour le plaisir, mais parfois pour ne dépendre d'aucune
Le Comptable de l'équité
Repère les déséquilibres relationnels au risque de se montrer exigeant si l'équilibre ne se fait pas
Le Trader court-terme
Est dans le temps présent de la relation et crée de la volatilité
Le Communal
Porte le collectif jusqu'à la surcharge possible
L'Investisseur long terme
Crée des alliances durables mais peut rester trop longtemps dans des relations non réciproques, au nom de la patience
Le Rentier
Vit sur l'historique, au risque de manquer de curiosité relationnelle
Le Free-rider
Recherche le bénéfice dans la relation en contribuant de façon mesurée
Le Pillard
Se sert de la relation comme levier de pouvoir au risque de priver l'autre de ce dont il aurait besoin
Le Régulateur d'incertitude
Sécurise par la structure, mais peut parfois étouffer le lien
Un point essentiel
Aucun archétype n'est "bon" ou "mauvais" en soi : chacun est une stratégie d'économie émotionnelle qui peut être adaptée, ou devenir coûteuse et qui se révèle dans la relation qui représente une coresponsabilité.
Cela explique pourquoi un naïf généreux s'enferme dans une relation toxique avec un Pillard, alors que ce même Pillard fonctionnera très bien avec un Économe…
Ce que le test révèle
Ce que le test donne, ce n'est pas une étiquette, c'est une cartographie : la proportion de vos archétypes dominants, et surtout la trajectoire probable si vous continuez à investir de la même manière.
Autrement dit : où mettez-vous votre monnaie émotionnelle, comment vous gérez le risque (vulnérabilité, confrontation, retrait), comment vous arbitrez plaisir vs efficacité, bénéfice personnel vs bénéfice partagé, besoin de règles vs tolérance aux zones grises, et jusqu'où vous pouvez glisser vers le contrôle quand la pression monte.
C'est finalement comme un outil de navigation : il montre le chemin relationnel que vous empruntez spontanément… et le point de bascule où votre style peut devenir toxique pour vous ou pour les autres.
Une utilité immédiate et double
Pour l'individu
- Comprendre pourquoi certaines relations « coûtent » autant
- Pourquoi certaines équipes épuisent
- Pourquoi on répète les mêmes scénarios
- Quels micro-ajustements concrets protègent le capital relationnel (limites, reconnaissance, cadrage, constance, réparation)
Pour les organisations
- Rendre visibles les mécanismes qui créent la dette émotionnelle collective (déséquilibres, extraction, volatilité, zones grises)
- Agir avant que la relation ne devienne un passif : conflits, désengagement, turnover, arrêts, sabotage passif
Un questionnaire en cours d'élaboration
Ce questionnaire va transformer une intuition (« on ne s'entend pas ») en lecture opératoire : quelle monnaie émotionnelle circule, qui finance, qui encaisse, qui se protège, qui extrait et surtout comment rééquilibrer.
À suivre…
